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TOP 7 des Drones de Combat les plus Performants

Drones de Combat -

TOP 7 des Drones de Combat les plus Performants

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Depuis le début du siècle, on observe, de la part de nombreuses forces armées, une progression fulgurante de l’utilisation des drones de combat dont les avantages apparaissent de plus en plus évidents comparativement à leurs homologues avec pilote.

A l’écoute de ce goût croissant des armées pour cette nouvelle technologie, les grands constructeurs aéronautiques, tels General Atomics, Northrop Grumman, ou encore Dassault Aviation, consacrent d’importants efforts pour pouvoir proposer des modèles toujours plus performants et autonomes.

Dans ce TOP, nous allons passer en revue 7 récents drones de combat qui, par leurs performances, ont marqué ou marqueront très certainement l’histoire de la robotique militaire !

7) MQ-1C Grey Eagle

On débute notre TOP avec le MQ-1C Grey Eagle !

Avec sa vitesse maximale de 215 km/h  et sa charge maximum de 1 900 kg, il ne rivalise, certes, pas avec ses homologues plus récents du point de vue des performances. 📈 Mais il a montré, au cours de ses longues années de service, sa fiabilité et qu'il était à la hauteur des exigences que l’US Army attendait de lui. Il mérite ainsi assurément son surnom de « Sky Warrior » (Chevalier du Ciel, en français) !

Crédits photo : Public Domain / Wikimedia Commons
 

Son histoire débute en 2002, lorsque l’armée américaine procède à un appel d’offres auprès des constructeurs de l’aéronautique en vue de remplacer le RQ-5 Hunter. En concurrence face à la société Northrop Grumman Corporation, General Atomics Aeronautical Systems parvient à se distinguer et remporte la victoire 🏆 (et, accessoirement,  le contrat de 215 millions de dollars qui lui est associé !). 💰 

Depuis son introduction en 2009, le  MQ-1C Grey Eagle est régulièrement perfectionné. En 2013, les améliorations sont telles qu’elles mèneront à la mise en service d’une nouvelle version : l'Improved Grey Eagle. C’est notamment sur cet engin qu’est employé pour la première le téléguidage depuis d'autres aéronefs, tels des hélicoptères 🚁 ou des avions de combat 🛫 : les tests sont effectués depuis un hélicoptère Apache AH-64 qui a pu contrôler le drone jusqu’à une distance de 110 km !

 Crédits photo : CC BY 2.0 / Flickr

Au final, le Sky Warrior n’est ainsi pas de toute première jeunesse mais il a constitué avec son « parent », le MQ-1 Predator, des évolutions particulièrement importantes dans l’histoire des drones de surveillance et de combat et même, plus largement, de l'histoire de la robotique militaire. 👍

6) Bayraktar TB2

Le Bayraktar TB2 est un drone militaire développé et construit par la société turc Baykar.

Comment vit-il le jour ? L’Etat turc, désireux de fournir à ses forces armées leur propre drone de combat, invita deux grands constructeurs nationaux spécialisés dans l’aéronautique à s’affronter. Pas militairement bien sûr ! 😜 Cette confrontation consistait en une compétition pour la production du drone le plus performant. La récompense ? : la société gagnante remporterait un gros contrat 📝 pour l’achat de nombreux exemplaires de son drone !

Crédits photo : Bayhaluk / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

En 2009, après plusieurs années de recherches et d’essais, les prototypes des deux sociétés étaient parés pour le vol de démonstration devant les cadres de l’Etat turc. Le Bayraktar TB1 de la société Baykar remporta la victoire ! ✌️

Quelques modifications furent apportées pour sa mise en service. ⚙️ Modifications qui aboutirent au Bayraktar TB2 avec des caractéristiques techniques encore plus impressionnantes : capable de voler jusqu’à 7 300 mètres d’altitude à une vitesse de 250 km/h tout en portant un armement (généralement des missiles) de 55 kg.

Crédits photo : CeeGee CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Le 29 avril 2014, il dépasse même les prévisions les plus optimistes en volant en autonomie pendant 24 heures et 34 minutes à une hauteur de 8 238 mètres !  ⛅ Quelques mois plus tard, il valide les tests sur sa précision de tir 🎯 : il atteint une cible à 8 km de distance, en étant à 5 km d’altitude. Il finit ainsi par entrer en service.


Son premier déploiement s’effectue en Irak en août 2018 pour une mission militaire complexe qu’il remplit avec succès. 🙌 L’Etat turc décida alors de développer son utilisation et en commande près de 150 auprès de la société Baykar !

5) MQ-9 Reaper

Le General Atomics MQ-9 Reaper est le premier véritable drone chasseur-tueur de l’aviation militaire ! Et effectivement, son nom Reaper (en anglais, la « Faucheuse ») laisse peu d’ambiguïté sur la finalité de son utilisation. 🙄

Ses caractéristiques techniques font de lui une redoutable machine de guerre : il est capable de voler pendant 14 heures à une vitesse pouvant aller jusqu’à 410 km à l’heure avec une charge de 1 700 kg (charge généralement composée de missiles de type Hellfire mais aussi de bombes guidées laser). Selon les dire d’un opérateur, il serait capable de lire une plaque d’immatriculation d’une voiture à 3,2 km de distance ! 😮

Crédits photo : Air National Guard / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Son tout premier vol de démonstration est effectué le 2 février 2001. Ses performances impressionnent l’US Air Force qui perçoit sa force opérationnelle décisive ! 💪 Dès 2007, elle l’utilise dans ses missions. Les premières interventions du MQ-9 Reaper se font en Afghanistan et en Irak ! L’année suivante l’US Air Force décide que le 174ème escadron de chasse sera désormais entièrement composé de Reapers ! 

2009, première perte : alors que l’un des drones de combat volait près de la frontière afghane, des tirs de AIM-9 détruisent son moteur. L’issue est fatale. Le drone s’écrase peu de temps après l’impact en montagne ! 💥

Hélas pour l’US Air Force, cette perte n’était que la première d’une très longue liste. Par exemple, sur la seule année 2016, près de 20 abimes ont été détruits. Statistique assez douloureuse lorsqu’on sait que le coût unitaire de cet avion américain sans pilote est de 15,9 millions de dollars ! 💸 Cela ne freine néanmoins pas l’appétit des américains pour ce drone militaire : les Etats-Unis ont décidé de maintenir un effectif de 195 Repaers, et ceci jusqu’à, au moins, l’année 2030.

Crédits photo : CC BY-SA 2.0 / Flickr

L’utilisation de ces engins tactiques n’est pas le monopole des américains ! La France les utilise aussi. 2 Reapers ont été commandés le 31 mai 2013, sous l’initiative du Ministre de la Défense de l’époque (Jean-Yves le Drian). Ces 2 Reapers français ont été déployés la première fois à Niger en janvier 2014. 

4) Sukhoi S-70 Okhotnik-B

Le prochain drone de combat présenté est le Sukhoi S-70 Okhotnik-B. Son histoire commence en août 2009. Le ministère russe de la défense attribue aux sociétés Sukhoi et Mig un projet de conception et de construction d’un nouveau drone lourd d'attaque 🤖 (bien que quelques mois seulement après, le groupe Mig est exclu du projet).

Tout au long de la décennie 2010, le projet évolue vers une version définitive aux attributs techniques exceptionnels 😎 : une vitesse maximale de 1 000 km/h  (avec sa charge utile comprise), une longue endurance avec son autonomie de 6 000 km, une capacité à la furtivité impressionnante grâce à ses matériaux et son revêtement, ainsi qu’à ses deux baies internes pouvant accueillir 2 tonnes de munitions ! 

Au cours de son développement, un surnom tout à fait adéquat lui est attribué : le « Hunter » (soit, en français, le « Chasseur ») !

Crédits photo : CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Après quelques vols d’essai autour d’aérodromes, des tests bien plus avancés sont entrepris par l’armée de l’air russe. Notamment un vol conjoint avec le chasseur Su-57, organisé le 27 septembre 2019. Les autorités russes suggèrent que le drone n’interviendrait pas seulement pour des frappes air-sol mais pourrait être aussi utilisé pour les combats aériens 🛬 face à des avions de chasse ou, plus largement, des avions militaires.

Passant avec succès de nombreux autres tests, sa mise en service devrait arrivée dans un avenir assez proche (possiblement en 2024). Et alors, les russes disposeront d’un redoutable atout au sein de leurs forces militaires aériennes ! 

3) General Atomics Avenger

Le General Atomics Avenger est le dernier drone de la famille « Predator ». Son nom original était d’ailleurs « Predator C » avant d’être rebaptisé « Avenger » au cours de son développement. 😈

Il est, à l’instar de ses deux grands frères (le « Sky Warrior » et le « Reaper »), un drone destiné à la surveillance et au combat en moyenne et haute altitude. Cependant, sa puissance opérationnelle est, à de nombreux égards, bien supérieure. 💪

Crédits photo : Public Domain / Wikimedia Commons

En effet, son turbo propulseur Pratt & Whitney, plus puissant que le « Honeywell » du Reaper, permet à l’Avenger de se déplacer à une vitesse 740 km/m tout en transportant 1 255 kg de charge utile ! Et si son autonomie se révèle être moindre que celui de ses prédécesseurs (18 heures contre 27 heures pour le « Predator B »), il dispose d’un rayon d’action considérablement plus vaste (plus 2 900 km !). Il est également plus furtif grâce à ses baies internes pour le transport des charges et son échappement en forme de S qui lui permet de réduire sa détection auprès de radar et de détecteurs thermiques. 📡

Le General Atomics Avenger n’a cessé d’évoluer dans sa conception entre son premier vol, en avril 2009, et son premier déploiement, en Afghanistan durant le mois d’août 2011. L’utilisation des drones de type « Avenger » a néanmoins pris davantage de temps à se généraliser que le « Reaper ». Mais une récente commande de 100 Avengers par un client international, pour le moment anonyme 👤, donne assurément un nouvel élan à sa production et une intégration définitive à la grande famille de l’aviation de combat.

2) nEUROn

Le nEUROn est la référence européenne en matière de drone de combat ! Il est le fruit d’une longue et fructueuse coopération internationale initiée et dirigée par le groupe français Dassault Aviation. 🤝

Crédits photo CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons

Tout commença en 1999, alors que le géant de la construction aéronautique créa le programme LOGIDUC (Logique de Développement d’UCAV) et lança avec succès le tout premier drone furtif en Europe. Son nom ? L’AVE-D Petit Duc. Deux ans plus tard, son grand frère, l’AVE-C Moyen Duc, est lancé avec autant de succès. 🙌

Devant ses réussites, et alors que Dassault se préparait à un modèle encore plus ambitieux, d’autres constructeurs européens souhaitèrent s’associer au projet afin d’œuvrer, tous unis, à la conception et au développement d’un drone de combat qui ouvrir une nouvelle ère dans cette industrie. Le nombre de pays impliqués progresse petit à petit. Ainsi, à la France, se joint la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la Suède et la Suisse. 🌍     

Le drone, initialement nommé AVE Grand Duc, est rebaptisé pour l’occasion en nEUROn afin de célébrer ce projet collectif international. Il réalise son premier vol, en 2012. Puis, il enchaine les essais : entre 2012 et 2015, c’est, au total, 123 vols que le nEUROn réalise. ✈

Crédits photo : CC BY-SA 2.5 / Wikimedia Commons

Alors prêt pour une démonstration publique, il se depuis une base aérienne à Istres le 4 juin 2016. Il peut ainsi exposer ses remarquables caractéristiques techniques et ses performances : une longueur de 9,2 mètres et une envergure de 12,5 mètres, il peut, malgré ses 4 900 kg (à vide) se déplacer à une vitesse de 980 km/h grâce à l’aérodynamisme typique des « aéronefs aile volante » et prendre de nombreuses décisions autonomes. 🤖

Bien qu’il s’agisse que d’un prototype n’ayant pas vocation d’évoluer vers une production en série, il demeurera très certainement un modèle décisif dans l’évolution que prendront les futurs UCAV européens.

1) Northrop Grumman X-47B

Le premier de notre TOP est le Northrop Grumman X-47B. Alors oui, tout comme le drone russe Sukhoi S-70 Okhotnik-B, il ne s’agit que d’un démonstrateur mais ses performances sont telles qu’il ne reste plus beaucoup de place pour l’optimisation ! : il surpasse de loin les autres drones militaires de combat 🥇, que ce soit du point de vue de la vitesse (il peut voler jusqu’à 1 100 km/h !), des capacité de stockage (avec ses grandes baies internes) ou des performances au décollage et à l’atterrissage. 🛬

Crédits photo : Public Domain / Wikimedia Commons

Ce dernier point a d’ailleurs constitué l’une des sources d’attention des concepteurs et constructeurs de cet avion de combat sans pilote de chasse. Et on comprend pourquoi étant donné qu’il doit devenir l’un des aéronefs militaires majeurs des porte-avions américains ! Son programme de développement a donc été, avant tout, encadré par l’US Navy qui recherche à ce que le Northrop Grumman X-47B soit le plus compatible possible avec les navires de l’aéronavale ⚓ et de leur environnement.

C’est ainsi que le 14 mai 2013, l’un des deux prototypes effectue son lancement depuis l’USS H.W. Bush. Il s’agissait du tout premier lancement de drone depuis un porte-avions de la marine nationale américaine. Et les résultats furent très concluants ! 👍🏽

Crédits photo : Public Domain / Wikimedia Commons

Quelques mois plus tard, il réalise un nouvel exploit en parvenant à faire un ravitaillement en vol. Là encore, ce fût une première : aucun ravitaillement aérien de drone de combat n’avait encore été effectué !

Bien que le processus de développement du Northrop Grumman X-47B fût couronné de nombreux succès, il fût aussi long et coûteux (près d’un milliards de dollars ! 😵). Mais le dénouement se rapproche : sa mise en service devrait se faire dans les années qui viennent.


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